Critique littéraire de Minorités d'Orient, les oubliés de l'Histoire, par Clémence, étudiante à l'ISSEP, publiée par La Nef

Critique littéraire | Minorités d’Orient : les oubliés de l’Histoire

Critique littéraire | Minorités d’Orient : les oubliés de l’Histoire

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Tigrane Yégavian
MINORITÉS D’ORIENT – LES OUBLIÉS DE L’HISTOIRE
Éditions du Rocher, 2019, 228 pages, 14,90€

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Fort de son héritage bariolé, entre Orient et Occident, Tigrane Yégavian peint un tableau engagé du Proche-Orient, éclatant de vivacité et de réalisme. Il replace les minorités dans leur contexte historique et géopolitique, démêlant l’émotionnel du factuel afin d’éclairer sur l’urgence de la situation de ces oubliés de l’Histoire. Tigrane Yégavian part d’un constat simple et alarmant : nous avons une image bien trop floue du Proche- Orient. Par un coup de pinceau plein d’entrain, à la limite de la provocation, l’auteur redessine les contours de ces minorités oubliées, de ces héritages négligés plus ou moins consciemment. Pour lui, les sursauts momentanés de compassion ne sont pas suffisants. Il faut se ré-emparer du débat, le « séculariser » et ainsi faciliter le dialogue dans une véritable manœuvre de ré-information. L’auteur s’attaque du coup à des mythes, tel que le rôle joué par la France, ou des faits qui font écho à l’actualité, abordant entre autres le mythe du Kurdistan terre de refuge des minorités. Il dénonce l’indifférence, les analogies détachées du réel et la compassion passive de nos sociétés, n’estimant cependant pas que le salut se fera par les armes.

Pour lui, la solution se trouve en partie dans la diaspora, son réseau, la réappropriation de son patrimoine, couplée à une remise à niveau politique globale. Par exemple, que le chrétien arabe ne soit plus désigné comme « minorité » mais perçu comme une « nuance », une des facettes d’un peuple éclectique. Le combat résiderait alors dans la perception de ces minorités tant par leurs terres d’accueil que par l’Occident. En offrant ce nouvel éclairage historique, entre démystification et ré-information, Tigrane Yégavian ouvre un débat qu’il espère salutaire pour ces Minorités d’Orient.

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Clémence Candelier,
étudiante à l’ISSEP
publiée dans La Nef

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