Critique cinéma de Hors Normes, par Cécile, étudiante à l'ISSEP, publiée dans Présent

Critique | Hors normes : l’autisme sous les projecteurs

Critique | Hors normes : l’autisme sous les projecteurs

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Eric Toledano, Olivier Nakache
HORS NORMES
23 octobre 2019 / 1h 55min / Comédie / Film français

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Eric Toledano et Olivier Nakache livrent dans leur dernier film Hors normes une vision bouleversante et touchante du monde de l’autisme. Bruno (Vincent Cassel) et Malik (Reda Kateb) tiennent deux associations complémentaires. L’une accueille des autistes et l’autre permet la réinsertion de jeunes en difficulté dans le monde du travail. A travers leur film, les réalisateurs touchent du doigt la difficulté pour l’Etat français de gérer les « cas les plus difficiles » dont il préfère laisser la prise en charge à ces associations n’ayant pas d’agrément mais une « autorisation à caractère indispensable ».

La prévalence des troubles envahissants du développement est actuellement de 1 enfant sur 150 en France (selon l’INSERM). A leur majorité, la plupart des enfants autistes sont envoyés en foyer ou en institution à l’étranger. Au lieu de se maintenir à la pointe de la recherche dans le handicap mental et de proposer des solutions innovantes et des structures adaptées et en nombre suffisant ainsi que du personnel formé, l’Etat préfère financer leur prise en charge à l’étranger. Lors de tous les congrès dont ceux de la CIPPA (psychothérapeutes psychanalystes et membres associés s’occupant de personnes autistes), les chercheurs expliquent les manques de moyens accordés à leurs recherches. En comparaison de leurs confrères étrangers, ils se sentent impuissants et déçus du manque de crédit et de considération accordés à leurs nouvelles méthodes de dépistage précoce, qui pourraient changer l’avenir de beaucoup d’enfants autistes.

On sait aujourd’hui que l’autisme est une maladie multifactorielle. Les patients autistes ont longtemps été surmédicalisés pour amoindrir leurs troubles du comportement. Les méthodes actuelles essayent de privilégier l’approche éducative qui fait ses preuves. Celle-ci est cependant bien plus onéreuse. Les deux associations décrites dans le film prônent une stimulation constante des enfants depuis la plus petite enfance. Le film, réalisé avec des enfants autistes, décrit très justement la singularité de l’autisme : immenses difficultés éprouvées dans le monde ordinaire et impossibilité de progresser sans confrontation à ce monde extérieur. La situation des familles ayant un enfant autiste est donc très difficile. Tristesse, colère, peur, rire, le spectateur oscille entre toutes ces émotions tout au long du film.

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Cécile Miège,
étudiante à l’ISSEP
publiée dans Présent

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