Critique littéraire de Un Crime mondialisé de Xavier Raufer, par Douglas, étudiant à l'ISSEP

Critique littéraire | Le crime planétaire à l’heure de la mondialisation

Critique littéraire | Le crime planétaire à l’heure de la mondialisation

Xavier Raufer
LE CRIME MONDIALISÉ
Éditions du Cerf, 2019, 256 pages, 18€

Existe-t-il un lien entre la hausse des prélèvements illicites d’organes en Asie et celle des transplantations en Occident ? Pourquoi les fortunes des pays en voie de développement se délocalisent-elles de plus en plus massivement ? Qui sont ces Suédois qui se disputent les routes du narcotrafic arabo-musulman de l’Andalousie avec les bandes criminelles sud-américaines ? Dans un monde d’internationalisation sans cesse croissante du terrain d’action des entreprises, la criminalité organisée diversifie son domaine d’activité en l’étendant également à la terre entière.

Xavier Raufer, criminologue et essayiste français, est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés dans les domaines du crime organisé, du terrorisme et de l’islamisme. Directeur des études au pôle sécurité-défense-criminologie du Conservatoire national des arts et métiers, il enseigne également au département de recherches en sciences criminelles de l’université Fudan à Shangaï. Dans son dernier livre Le Crime mondialisé, il nous entraîne vers la face souvent occultée de la mondialisation. En s’appuyant sur des données statistiques – provenant d’organisations gouvernementales ou non gouvernementales de référence – passées au test de sa base documentaire criminologique, il dévoile un panorama exhaustif de la criminalité dans un monde de plus en plus interconnecté. Un état des lieux « brut de décoffrage » en 99 faits, allant des plus tristement célèbres comme la liste des attentats islamistes en France depuis Mohammed Merah aux plus invraisemblables ou surprenants comme la délinquance du troisième âge au Japon ou le pourcentage de billets de banque en circulation à New York présentant des traces de cocaïne.

Xavier Raufer offre une encyclopédie aussi accessible qu’incontournable pour appréhender la face noire et sous-estimée des échanges internationaux et l’étendue du crime planétaire à l’heure de la remise en question croissante de la mondialisation et du libre-échange sans frontières.


Douglas McKillop,
étudiant à l’ISSEP
publié dans Présent