Face au discours intimidant : critique littéraire de Louise. M, étudiante à l'ISSEP

Critique littéraire : Face au discours intimidant

Critique littéraire : Face au discours intimidant

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1555244899539{margin-right: 20px !important;margin-left: 20px !important;} »]

Laurent Fidès
Face au discours intimidant. Essai sur le formatage des esprits à l’ère du mondialisme,
L’Artilleur, édition revue et augmentée 2018, [2014], 217 pages

[/vc_column_text][vc_separator color= »custom » border_width= »2″ el_width= »40″ accent_color= »#b89e67″ css= ».vc_custom_1554976341443{margin-bottom: 50px !important;} »][vc_column_text css= ».vc_custom_1555245230149{margin-right: 20px !important;margin-left: 20px !important;} »]

Laurent Fidès, agrégé de philosophie et ancien élève de l’ENS, dresse dans Face au discours intimidant un portrait du mode de pensée des « donneurs de leçons » d’aujourd’hui, nouveaux moralistes, le « Big Brother » de George Orwell transposé dans la réalité, prétendant suivre la formule sacrée du positivisme selon Auguste Comte : « l’amour pour principe, l’ordre pour base, et le progrès pour but ». Son essai s’ouvre sur une définition des principes utilisés, tels que l’appel permanent au sentiment ou « le chantage compassionnel », et le « discours culpabilisant » ; puis, il développe, de façon plus technique – plus concrète peut-être également ? – les éléments de langage sémantiques et grammaticaux, ce qui rappelle l’analyse médiatique d’Ingrid Riocreux dans son important livre La langue des médias. Enfin, Fidès termine en dénonçant le but universaliste à atteindre, basé sur les valeurs du déracinement, en faveur de la construction d’une communauté mondiale, et du transcendantalisme (l’idéal qu’on doit assimiler).
Laurent Fidès décrit de façon structurée et parfaitement argumentée un système inquiétant, qu’on peine à croire réel. Nous sommes donc confrontés à une « idéologie dominante, qui domine sans arriver à être majoritaire, sans convaincre » – convaincre, étant censé être une action verbale faisant appel à la raison dans l’argumentation. « Le discours intimidant est donc un discours aliénant, au sens philosophique et psychologique du terme » qui doit empêcher tout « discours contradictoire » par la « disqualification » et l’ostracisme des individus mal-pensants. Finalement, on n’est plus très loin de la tyrannie douce, peinte par Aldous Huxley dans « Le meilleur des mondes »… Une nouvelle édition augmentée et bienvenue !

[/vc_column_text][vc_separator color= »custom » border_width= »2″ el_width= »20″ accent_color= »#b89e67″][vc_column_text css= ».vc_custom_1555245101961{margin-right: 20px !important;margin-left: 20px !important;} »]

Louise. M,
étudiante de l’ISSEP
L’INCORRECT

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]