Confessions de djihadistes : critiquelittéraire de Grégoire, étudiant à l'ISSEP

Critique littéraire : Les confessions de djihadistes

Critique littéraire : Les confessions de djihadistes

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Guillaume Monod
En prison, paroles de djihadistes,
Témoins.Gallimard, 2018, 179 pages, 12,99€

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U « un déséquilibré a commis un attentat », « des jeunes égarés partent pour le djihad », « c’était un garçon sympathique » sont autant de phrases colportées par les médias. Mais cette rhétorique déçoit quiconque cherche à comprendre pourquoi de jeunes Français quittent leur pays pour faire le djihad.

Guillaume Monod est docteur en philosophie et pédopsychiatre. Il travaille dans une maison d’arrêt dans laquelle il a reçu des radicalisés pour comprendre leurs motivations. Dans son livre En prison, paroles de djihadistes, il donne une explication convaincante d’un tel engagement pour le djihad. Ce livre est le fruit de plusieurs années d’écoute des djihadistes en milieu carcéral.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles un jeune Français peut s’engager pour cette cause. Souvent, confient les djihadistes, ils partent pour aider les gens, réagissant à des vidéos montrées par les recruteurs, où l’on voit le désastre humanitaire que connaissent des pays du Moyen Orient. La noble volonté se transforme en violence par différents procédés que Daesh adapte à chacun. Lorsque Guillaume Monod raconte les confessions des djihadistes et expose son analyse, la cohérence apparait entre les photos d’hommes en casque blanc avec une trousse de secours, et celles des mêmes personnes plus tard, kalachnikov à la main.

L’ouvrage s’articule autour de trois éléments de méthode : les confessions des djihadistes, les analyses psychiatriques de l’auteur et les éléments de connaissance théologiques faisant le lien entre les deux. Après la lecture de cet ouvrage, une chose est sûre : les djihadistes ne sont ni des imbéciles, ni des désœuvrés en quête d’idéal, ni des fous. Ils savent ce qu’ils font et expliquent leur démarche. Sortir de ces fausses pistes permet de porter un regard nouveau et une vraie réflexion sur les raisons de leur radicalisation.[/vc_column_text][vc_separator color= »custom » border_width= »2″ el_width= »20″ accent_color= »#b89e67″][vc_column_text css= ».vc_custom_1555245887521{margin-right: 20px !important;margin-left: 20px !important;} »]

Grégoire Marnel,
étudiant de l’ISSEP
L’INCORRECT

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