Critique littéraire de "Journal secret 1941-1944" de Curzio Malaparte par Raphaël, étudiant de l'ISSEP publié dans Éléments

Critique littéraire : journal secret 1941-1944, Curzio Malaparte

Critique littéraire : journal secret 1941-1944, Curzio Malaparte

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Curzio Malaparte
Journal secret 1941-1944
éditions Quai Voltaire / La table ronde, 2019, 336 pages, 23€70

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Du reportage considéré comme un des beaux-arts

 

Les amateurs de Curzio Malaparte (1898-1957) découvriront ici une partie de sa vie consignée dans son journal secret d’avril 1941 à octobre 1944. Malaparte était alors capitaine des Alpini de l’armée italienne, correspondant et photographe de guerre, chargé de suivre l’avancée de la Wehrmacht pour le compte du quotidien milanais Corriere della Sera. Des tranches de vie dans une Europe en guerre, notamment en Laponie dans les plaines du Grand Nord. Le reporter de guerre y rencontre les autorités militaires et civiles locales dans l’ambiance des dîners en ville. Loin du front, jusqu’à ce matin du 9 septembre 1943 où Malaparte assiste avec joie au débarquement allié dans le golfe de Salerne en Italie.

« Oh mon Dieu, quelle déception, ces antifascistes ! Ce ne sont que des fascistes sans la chemise noire. » ricane-t-il, après avoir échappé à l’épuration début octobre, grâce à l’enquête menée par le gouverneur américain, le colonel Heusley. Dans le méli-mélo des aventures amoureuses avec Loula, voilà que les ennuis recommencent ce 22 novembre quand la police américano-italienne l’écroue, une arrestation suivie d’un interrogatoire par celui qui deviendra par la suite son ami, le colonel Henry C. Cumming.

Tout cela n’empêche pas notre homme de poursuivre la rédaction de son roman Kaputt – et de peaufiner son chapitre où il décrivit cette fable du savon allemand fabriqué à partir d’excréments humains, sous une froide pluie de cendres après l’éruption du Vésuve. L’histoire ne s’arrête pas là puisque Malaparte est rappelé sous les armes en octobre 1944, en tant qu’officier de liaison avec le commandement américain.

Les lecteurs curieux du détail des opérations sur le front de l’Est resteront sur leur faim. En revanche, les amateurs de l’écrivain trouveront quantité d’éléments autobiographiques et le suivront dans l’écriture de son chef-d’œuvre Kaputt, où l’écrivain transcende le reportage de guerre.

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Raphaël,
étudiant à l’ISSEP
publié dans Éléments

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